Jeudi 16 janvier 2020
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"The Voice" change de coachs et revient à ses bases

Retour aux sources pour "The Voice": la star des émissions musicales de TF1 revient samedi pour sa neuvième saison, avec un quatuor de coachs entièrement renouvelé et une mécanique qui cherche à renouer avec les fondamentaux de l'émission.
Si Nikos Aliagas est toujours aux commandes du concours de chant, une nouvelle équipe s'installe dans les célèbres fauteuils rouges des coachs: Lara Fabian, Marc Lavoine, Amel Bent et Pascal Obispo succèdent à Julien Clerc, Jenifer, Mika et Soprano.
Une expérience pas totalement inédite pour la plupart d'entre eux: Lara Fabian a participé à la version québécoise ("La voix"), Amel Bent a fait ses armes dans "The Voice Kids", et Pascal Obispo était dans la saison 7.
Ces personnalités semblent avoir pris beaucoup de plaisir à se disputer les meilleurs candidats, lors des auditions à l'aveugle.
"C'est une douce guerre", a raconté Lara Fabian lors d'une rencontre avec la presse, pas vraiment dépaysée par cette version française. "La musique qui est chantée ici est un peu différente, je dirais, mais somme toute c'est la même énergie".
Ce nouveau jury pourrait aider à redynamiser des audiences qui restent élevées mais ont connu une baisse de régime l'an dernier: l'émission était tombée pour la première fois sous les 5 millions de téléspectateurs en moyenne durant sa 8e saison, et la finale (diffusée exceptionnellement un jeudi, au lieu du samedi soir, une position nettement moins favorable pour un programme très familial) n'avait réuni "que" 3,4 millions de fans.
L'émission mise aussi sur un changement de cadre: les "lives" se dérouleront sur la scène d'une grande salle parisienne.
Et elle revient à des règles simplifiées, dans l'esprit de ses débuts. Une mesure en particulier fait l'unanimité du nouveau jury : lors des auditions à l'aveugle, les fauteuils des coachs qui n'ont pas buzzé se retournent systématiquement à la fin des prestations, et leurs occupants doivent expliquer aux candidats pourquoi ils ne les ont pas choisis.
- "Pas qu'un concours de chant" -
La règle introduite en 2017, selon laquelle les jurés ne se retournaient pas en cas d'élimination, était jugée frustrante, voire irrespectueuse, tant pour les candidats qui se retrouvaient éjectés sans explication que pour le jury qui ne découvrait pas leurs visages.
"Au Canada, on n'a jamais cessé de se retourner. C'est quelque chose que le public n'aurait pas accepté", estime Lara Fabian, qui trouvait l'ancien système "cruel" pour les candidats.
En revanche, la nouveauté principale de l'édition 2019, le bouton de blocage (qui permet à un coach d'empêcher un de ses rivaux de sélectionner un candidat) reste en vigueur. Les coachs doivent être plus réactifs et l'émission s'en trouve pimentée.
Côté candidats, qui va succéder à Whitney Marin, coachée par Mika et couronnée l'an dernier? "Ça chante bien cette année", juge Pascal Obispo, qui apprécie l'authenticité du show. "Cette émission nous permet de mieux cerner qui on est", car au moment où il faut séduire un candidat, "on se dévoile aussi".
L'émission révèle en effet une grande part de la personnalité des coachs et de leurs goûts. "J'écoute beaucoup avec les tripes. Il y un genre de voix qui, en majorité, m'émeut, c'est celles dans lesquelles il y a beaucoup de soul, avec une musicalité très afro-américaine, gospel", confie Amel Bent, la benjamine de l'équipe, qui va mettre à profit son expérience chez les "Kids".
Marc Lavoine, quant à lui, est emballé par l'immense variété des parcours et des origines des candidats. "Cette diversité est incroyable ! Les couleurs du pays qu'on a en face de nous, à travers les chansons, racontent ce que ce pays est aujourd'hui. Ce n'est pas seulement un concours de chant", dit l'interprète de "Elle a les yeux revolver" et "C'est ça la France", pour qui ce genre d'émissions aide à ressouder une société divisée.

© 2020 AFP